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“La vie a fait de moi un autodidacte”

Tout commence au printemps 48 quand je peint la maison de mon grand père en Italie….

La peinture correspondait à un besoin de créer un objet autre alors que je me faisais chasser du collègue sans le bac.
J’étais un élément perturbateur et je cherchais un apaisement. la peinture est devenue la chose la plus importante pour moi. La passion de toute ma vie.

La vie a fait de moi un autodidacte
alors que j’ai fait les Beaux Arts de Venise.
Je n’étais pas intéressé par cet enseignement, je voulais aller plus loin.

Après 70 ans de travail, je poursuis toujours la même quête absolue de me dépasser, de faire la chose la plus poussée possible, même si je ne fini jamais mes oeuvres, car rien n’est durable.
J’ai connu 4 grandes périodes artistiques et j’ai toujours été poussé vers autre chose…

Ma quête n’a jamais été de vendre, mais de dépasser le cadre du système pour visionner la périphérie des choses, aller au delà du centre et évacuer le vide central des objets. C’est comme ça qu’est né mon obsession pour la pomme de terre.

La pomme de terre est un personnage, plus seulement un objet, avec des caractéristiques propres : une peau, un corps, des yeux…
Elle a aussi sa vie avec d’autres objets à sa périphérie : les corbeilles, la brouette, la fourche, des éléments comme le ciel et les nuages, et d’autres personnages comme les paysans, éphémères, eux aussi.

Je travaille sur les pommes de terre parce qu’elles changent au fil des saisons, comme la vie.
Au début elles sont belles et représentent l’espoir, pus le temps qui passe et elles se ratatinent.
Elles nous montrent la précarité de la vie, pleine d’imprévus, de rebondissements et d’événements extérieurs, auxquels personne ne peut échapper…

Le temps est là, non figé, il poursuit sa route, et les choses magnifiques du départ se détériorent…

Cliquez ici pour voir la vidéo :
Les débuts dans l’art de Biagio Pancino


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