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Pyramide Amiens

CHUFU 1- 1987 / 1988 – Maison de  la Culture d’Amiens Pyramide en pommes de terre in situ qui évolue sur le lieu de décembre 97 à Mai 98. 400 x 400 x 400 cm.

Extrait du catalogue pour exposition « Rituels et Archéologies imaginaires » Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget

« …..Biagio Pancino, artiste italien, offre son oeuvre au public, mais aussi au temps. Il utilise la matière la plus inhabituelle qui soit : les légumes et les fruits, peints dans une large palette de couleurs, ou bien, -comme dans la « Pyramide de pommes de terre », en blanc monochrome. En dé­robant leur valeur nutritive, il garde pourtant leur qualité propre, celle de se dégrader avec le temps. Il les traduit en résidus. Ainsi les oeuvres d’art de Biagio Pancino ne sont jamais ni statiques, ni mortes, mais mûrissent jus­qu’à la putréfaction.
L’artiste est l’acteur du pas­sé, la nature en est l’opéra­teur. Il joue sur l’altération structurelle et le retour inévitable à la terre. La céré­monie de la nourriture n’est étrangère. ni à cet artiste ita­lien, ni à ‘toutes les civilisa­tions qui ont existé depuis toujours et qui continueront à exister dans le futur. C’est là où son oeuvre plastique touche le sUjet de l’exposi­tion sur les « Rituels et Archéologies imaginaires ». Art de l’éphémère, travail sur la plastique du temps qui passe, Ainsi l’artiste définit ses oeuvres: « Je ne peux fixer l’éphémère, je ne peux que provoquer sa propre observation. Il me faut éter­niser le saisonnier, marquer de la pérennité acrylique le végétal atteint par le dépé­rissement biologique. Le chemin vers l’humus d’où renart la plénitude de la pro­chaine récolte. L’éternité n’est que la renaissance, par la transformation biologique. Tout produit n’est que le pourrissement du moment : le reliquat de toute vie »……

Juffa Martens

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